Archive de la catégorie «Souvenirs»

Instants magiques

Mercredi, 14 mai 2008
  • Je profita de ce léger moment de détente pour t’apporter un instant de détente. C’est à ce moment que les amis vous apportèrent sourire qui brillera, soleil d’été, sur vos lèvres. Bonheur à qui on pense. Sérénité à ceux qu’on pense. Que Dieu vous garde jour et nuit. Que la réussite soit ton destin, le bonheur ton jardin et l’amour ton chemin. Ecoute ces oiseaux près de toi et qui ne chantèrent que pour toi, un merveilleux sommeil te régnera.
  • Chaque goutte produise en tombant un son unique. S’il te plait, reste près de moi, tend moi ta main et laisse moi bercer ton mystère. Permet à cette pluie de jouer la plus belle des symphonies sur ton visage plein de sourires.

Juste mais injuste

Mercredi, 12 mars 2008

Il est content parce qu’il a suivi la voie de la raison, parce que ça n’avait pas de sens.

Il est en deuil parce qu’il a coupé les liens qui le reliaient avec elle.

Un dilemme qui n’a cessé de le traquer dans ses moments de solitudes quand il était livré à lui même et qu’il y réfléchissait. Finalement, la décision il l’a prise, mais à quel prix.

Il faudra un bon moment pour que la plaie se referme, une plaie qu’il a creusé de ses propres mains, jusqu’au fin fond de lui, une plaie qui restera ouverte tant que l’amertume du deuil n’aura pas été appaisée par la quiétude de la raison, chose qui semble dépasser la ligne d’horizon d’un cran, déjà la ligne de l’horison est injoignable.

L’amour toujours

Jeudi, 28 février 2008

Sacré amour. L’amour est un truc confu, il y’a tellement de conceptions de l’amour. Celui de la nonne jusqu’à celui de celles qui font “le commerce de l’amour”.

L’amour est souvant accompagné du mot glamour. C’est le siège de toutes les désillusions et des alchimies les plus formidables. Ca part des vicères et ça arrive à des concepts très stylisés dans les hautes sphères de l’intellect.

C’est, d’abord, un truc fort, ça part du fin fond où les instincts primordiaux, la survie, la mort, que des trucs qui ne rigolent pas, résident. C’est une force qui nous emporte vers des expériences de la vie.

C’est le courant infernal de la vie qui fait trembler les illusions qui font obstacle à cette vie.

Tu te crois beau, tu te crois gentil, tu te crois altruiste, tu te crois un ange venu du ciel. Comment tu t’en tires avec une bonne tasse de besoin, de dépendance, d’attachement, de peur ?

Tu vis la vie où tu te fais un tas d’illusions.

J’ai une pensé à cette affirmation qui dit qu’on choisit de souffrir par amour, car on choisit de vivre des relations destructrices, généralement on ferme les yeux et on ne veux pas voir les prémices et les indices. On n’accepte pas de voir les choses telles qu’elles sont. On vit avec l’image qu’on se fait de l’autre. On est conditionné par les erreurs du passé, les fautes qu’on ne pardonne pas et qu’on ne se pardonne pas. On est rattaché au passé par les blessures et les conflits qu’on porte en soi. On en oublie le présent, on s’enfuit dans le passé ou dans le futur.On s’entête à rester dans son petit rêve malgré la douleur. On n’accepte pas de s’abondonner à la vie qui a beaucoups à nous offrir.

Plein de manifestations du pouvoir ont voulu et veulent canaliser ou interpréter l’amour pour contrôler les êtres, la vie et la société, la religion en est un exemple.

L’amour ça nous pousse à nous confronter, à nous connaître, à devenir quelqu’un de crédible qui a déchiré le voil des illusions et le galmour, à voir enfin la beauté à oeil nu, à accepter le miracle qu’est la vie.

Le Miroir

Mercredi, 27 février 2008

J’étais un homme ordinaire traversant les ruelles de la vie, j’entendis parler d’un Dieu qui me donna envie de le rencontrer impatiemment afin de me faire mon propre avis sur la question. Je partis à sa recherche, je croisai des individus qui m’indiquèrent le chemin jusqu’à ce que je me retrouve devant son palais. En contemplant sa beauté, je fus persuadé qu’il y résidait. Je me rapprochai afin de demander aux gardes “Qui habite dans ce palais ?”. La réponse fut sans équivoques : c’est Dieu et ses serviteurs.

Depuis ce jour j’ai fait l’impossible pour être l’un de ses serviteurs. J’ai prié, supplié, étudié pour me rapprocher de lui. J’ai réussi à rentrer dans son jardin puis ai suivi le chemin qui m’a été indiqué pour l’atteindre. J’ai découvert l’intérieur de ce palais qui était encore plus beau que l’extérieur. Je me suis prosterné devant cette splendeur en demandant aussitôt : “Où est Dieu ?”. Ils m’indiquèrent la direction à suivre. J’atterris devant un grand portail encore plus beau que le précédent où le gardien me dit : “Pour rentrer il faut être un serviteur rapproché de Dieu”. J’ai étudié, j’ai médité et prié pour le devenir, jusqu’au jour où il me fut permis de rejoindre ses grands serviteurs. Je fus ébloui par l’intensité de la lumière au point de ne pouvoir ouvrir les yeux. Je me suis écroulé devant le prétendu Dieu et, devant cette lumière aveuglante, tous autour de moi ont fermé les yeux pour se protéger de cet éclat de lumière.

Soudain, l’un de nous se dirigea vers un rideau et le traversa, je voulus le suivre mais je n’ai pas pu, la lumière était trop forte. J’ai attendu en priant et en réfléchissant jusqu’à ce que j’aie pu dépasser le premier rideau, puis le deuxième et ainsi de suite. A chaque étape la lumière baissait _ou je m’habituais à son intensité_ jusqu’à ce que j’atteignisse le dernier voile où l’on est finalement sensé trouver Dieu.

Vous ne pouvez pas imaginer l’ampleur de ma surprise. Je me suis trouvé devant une magnificence qui dépasse tout entendement, je me suis prosterné, machinalement, en éprouvant une sérénité sans précédent. Enfin, j’étais arrivé auprès de Dieu que j’avais tant cherché ! Je n’avais jamais cru qu’il puisse être si beau, tout ce qu’on avait pu me dire sur lui n’était rien à côté de ce que je perçus en ce moment. Je restai des années à m’imbiber de cette beauté, jusqu’au jour où j’ai décidé à le regarder en face. J’ai osé lever la tête, j’ai commencé à le dévisager et, à ma grande surprise, j’ai remarqué chez lui des traits qui m’étaient familiers. Puis je suis revenu à la charge pour en avoir le cœur net et là, vous allez être aussi surpris que moi. J’ai revu l’ensemble des chemins que j’ai dû emprunter pour venir vers lui : Je voyais la vie telle que je l’avais laissée derrière moi, avec ses composants habituels.

Je revoyais le quotidien des humains, les étoiles, le ciel, la Terre et tout ce qui compose la matière existante. En me rapprochant davantage, je me suis aperçu que j’étais devant un miroir qui reflétait l’ensemble de ce qui se projetait en lui, une simple matière. Sous l’emprise de la déception j’ai décidé de briser le miroir pour aller au-delà et découvrir ce qu’il cache derrière. Je ramasse toutes mes forces et je fonce dans le miroir tête baissée. Mais hélas, je n’avais rien brisé. Et je me suis trouvé, en levant la tête, au milieu des passants, dans les ruelles de la vie d’où j’avais démarré. Une fois le choc absorbé, je me suis levé et je suis parti à la découverte de la vie matérielle qui m’entoure et que je n’ai réussi à prendre en compte qu’à la suite de ce voyage en dehors du temps et de l’espace.

Emmène-moi

Jeudi, 21 février 2008

Emmène-moi loin,
De cette mer de douleur,
Loin de la peine dans les mots,
Là où aimer signifie encore quelque chose,
Quand le coeur brisé,
Chante doucement pour l’ange qui l’a laissé,
Ca fait mal d’aimer,
Quand la flamme de notre amour,
Devient pluie grise,
Que le passé revient nous hanter,
Et que nos pleurs ne sont plus que ceux du malheur,
Qui prends le dessus sur nos vies.

Emmène-moi là ou vont mes larmes,
Quand je pleure,
Et que je ne peux plus resprier,
A cause de la douleur que la mort est plus fort que la raison,
Et que même le fait de t’aimer n’a plus de sens,
Ca fait énormément mal d’aimer.

Emmène-moi là où vivre,
Veut encore dire quelque chose,
Là où les nuits ne sont pas glacées,
Quand je me noie dans ma peine,
Emmène-moi là où tu es entier,
Là où on peut tout recommencer,
Où l’espoir s’efface de nos yeux,
Ne me laisse pas partir,
Emmène-moi là,
Où l’innocence a encore sa place,
Au soir où tout l’amour que j’ai perdue,
Peut renaître dans tes bras.

Au ciel bleu

Samedi, 9 février 2008

Nul ne peut rester inerte,
Devant une rime aussi céleste,
Un jour mon ciel fût bleu, aussi…
Ecoute donc mon récit :

“Dans le ciel bleu de mes 20 ans,
J’ai cru voir un mirage,
Une belle au bois dormant,
Qui flottait sur un nuage.

Alors insouciant du traître temps,
De ses périples et ses adages,
J’ai fait le voeu de sa passion,
Et d’idolâtrer son visage…

Jusqu’à ce qu’un jour se lève le vent,
Emportant tout dans son sillage,
Et ne laissant de mes 20 ans,
Que le souvenir d’un mirage…”

Hey…

Dimanche, 4 novembre 2007

Il était une fois… Je cliquetais autour comme un oiseau chanteur que vous estimez mais lui n’a jamais fait un bruit. Quelqu’un m’a dit de ne pas venir, il m’a indiqué pour ne pas regarder mais vous savez que je ne prends jamais le conseil et ça n’a pris qu’une seule fois.

J’ai pensé “hey”, je vous traiterais comme un avion que je vous alimenterais des nuages, nous ferons des promenades regardant le couché du soleil plus que cinq fois la même nuit, nous dormirions sous l’oeil de la lune en croissant.

Ca pourrait sembler risible je sais, on dirait un cliché. Mais quand elle entre dans la salle elle apporte un jour plus lumineux. Je ne peux pas aider mais observer son chaque mouvement tandis que je feins pour regarder loin, lie et bâillonne mais si j’obtenais la chance je lui dirais, Je lui dirais “hey”, je vous traiterais comme un avion que vous aimez, une étoile en chute je serai votre héro d’astronaute, nous dormirons sous la chute d’eau de la galaxie.

Mais si j’attends tandis que je pourrais trouver le nerf pour trouver les mots à lui dire, si j’attends encore un peu, juste un peu plus. Mais si c’est un nombre parfait au lequel vous n’êtes pas permis de dire ainsi quand elle m’a mis sur le spot que j’ai rapidement inventé une expression. J’ai dis “hey”, je vous traiterais comme un avion que je vous alimenterais des nuages, nous ferons des promenades regardant le couché du soleil plus que cinq fois la même nuit, nous dormirions sous l’oeil de la lune en croissant, une étoile en chute je serai votre héro d’astronaute, nous dormirons sous la chute d’eau de la galaxie.

Mon soleil

Dimanche, 21 octobre 2007

Devant moi, rien qu’une mer,
Où vacille l’innocent reflet,
D’un soleil abattu, amer,
Effacé par une brume argentée.

Submergé par l’océan,
Délivrant les couleurs du néant,
Pendu à la lueur d’un phare,
Qui illumine mon regard.

Un regard prisonnier de la nuit,
Laissant un visage indécis,
Aveuglé par un ciel d’étoiles,
Flottant lentement, tel un voile.

Sur ton visage limpide, clair,
Miroitant sur le bleu de cette mer,
Enivré par ton corps déroutant,
Chaque regard de toi, si séduisant.

Je te déshabille de mes yeux,
Emplis d’appétences, de désirs,
Dans un rêve, rien que nous deux,
Echouant sur le rivage du plaisir.

Te caresser d’une main agile,
Frissons, sur ton corps fragile,
Dompté par ton souffle saccadé,
Je me libère de cette vérité.

Ecrire

Mardi, 16 octobre 2007

S’il suffisait d’écrire les choses seraient trop simples !
Certes il l’est arrivé bien des fois de poser des mots sur un bout de papier,
Pour soulager mon cœur mais finalement n’est ce pas simplement une toute petite ouverture vers la liberté de l’âme !

Les mots restent ce qu’ils sont, fidèles à eux mêmes,
Mais seule la parole leur donne un sens profond,
celui de la vie qu’on y met lorsqu’on les note sur une page blanche.

Je dis souvent qu’écrire s’est ce livrer un peu,
Un tout petit peu de soi qu’on pose là comme pour se débarrasser des parcelles de temps qui encombrent,
Et qui, parce qu’elles ont comptées sont bien trop souvent tuent.

J’ai beaucoup utilisé l’écriture pour me soulager,
Est-elle pour autant synonyme de tristesse ?
Je ne crois pas puis ce que cela m’a soulagé.
Le soulagement à lui seul n’est-il pas une forme de bonheur et de gaieté !

Si l’écriture est un soulagement, le plaisir d’écrire n’a d’égal que lui même,
Il engendre pour celui qui lit la sensation de partager un peu le côté obscure et méconnu de celui qui écrit.

Ecrire c’est fatigué sa main et reposer son âme,
C’est pleurer et rire au gré de quelques phrases,
C’est donner de soi même pour pouvoir par les mots exorciser sa peine.

Pourtant écrire à quelqu’un, c’est aussi se taire un peu,
Un mot ne vis que par l’expression d’un visage, la profondeur d’un regard, la tendresse d’un geste inattendu, car on y met beaucoup de soi.
Le ton pour le dire ne parle t-il pas plus que les mots pour écrire ?

Ecrire c’est peu être aussi se découvrir un peu,
Apprendre de soi des choses qu’on ne soupçonnaient pas,
Le papier est un miroir dans lequel je peux voir ce que le miroir ne me renvoie pas,
Et quand je relis ce que j’ai écrit depuis tant d’années,
Je me rencontre un peu chaque fois,
Comme si l’enfant que j’était revenait à ma mémoire,
Avec ses souvenirs que j’ai voulu chasser.

Brumes de souvenirs ou parfums de passé,
L’écriture est pour moi source d’éternité et de sérénité.

Liberté

Vendredi, 5 octobre 2007

Sur mes cahiers d’écolier,
Sur mon pupitre et les arbres,
Sur le sable sur la neige,
J’écris ton nom.

Sur toutes les pages lues,
Sur toutes les pages blanches,
Pierre sang papier ou cendre,
J’écris ton nom.

Sur les images dorées,
Sur les armes des guerriers,
Sur la couronne des rois,
J’écris ton nom.

Sur la jungle et le désert,
Sur les nids sur les genêts,
Sur l’écho de mon enfance,
J’écris ton nom.

Sur les merveilles des nuits,
Sur le pain blanc des journées,
Sur les saisons fiancées,
J’écris ton nom.

Sur tous mes chiffons d’azur,
Sur l’étang soleil moisi,
Sur le lac lune vivante,
J’écris ton nom.

Sur les champs sur l’horizon,
Sur les ailes des oiseaux,
Et sur le moulin des ombres,
J’écris ton nom.

Sur chaque bouffée d’aurore,
Sur la mer sur les bateaux,
Sur la montagne démente,
J’écris ton nom.

Sur la mousse des nuages,
Sur les sueurs de l’orage,
Sur la pluie épaisse et fade,
J’écris ton nom.

Sur la vitre des surprises,
Sur les lèvres attentives,
Bien au-dessus du silence,
J’écris ton nom.

Sur mes refuges détruits,
Sur mes phares écroulés,
Sur les murs de mon ennui,
J’écris ton nom.

Sur l’absence sans désirs,
Sur la solitude nue,
Sur les marches de la mort,
J’écris ton nom.

Sur la santé revenue,
Sur le risque disparu,
Sur l’espoir sans souvenir,
J’écris ton nom.

Et par le pouvoir d’un mot,
Je recommence ma vie,
Je suis né pour te connaître,
Pour te nommer.

Ce poème provient du recueil intitulé “Poésie et vérité 42″