Archive de la catégorie «Paroles de chansons»

Enfant De La Ville - Grand Corps Malade

Jeudi, 24 avril 2008

J’avoue que c’est bon de se barrer à la mer ou à la campagne
Quand tu ressens ce besoin, quand ton envie de verdure t’accompagne
Nouvelles couleurs, nouvelles odeurs, ça rend les sens euphoriques
Respirer un air meilleur ça change de mon bout de périphérique
Est-ce que t’as déjà bien écouté le bruit du vent dans la forêt
Est-ce que t’as déjà marché pieds nus dans l’herbe haute, je voudrais
Surtout pas représenter l’écolo relou à 4 centimes
Mais la nature nourrit l’homme et rien que pour ça faut qu’on l’estime
Donc la nature je la respecte, c’est peut-être pour ça que j’écris en vers
Mais c’est tout sauf mon ambiance, j’appartiens à un autre univers
Si la campagne est côté face, je suis un produit du côté pile
Là où les apparts s’empilent, je suis enfant de la ville
Je sens le cœur de la ville qui cogne dans ma poitrine
J’entends les sirènes qui résonnent mais est-ce vraiment un crime
D’aimer le murmure de la rue et l’odeur de l’essence
J’ai besoin de cette atmosphère pour développer mes sens

Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit
J’aime la foule quand ça grouille, j’aime les rires et les cris
J’écris mon envie de croiser du mouvement et des visages
Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages

Je trempe ma plume dans l’asphalte, il est peut-être pas trop tard
Pour voir un brin de poésie même sur nos bouts de trottoirs
Le bitume est un shaker où tous les passants se mélangent
Je ressens ça à chaque heure et jusqu’au bout de mes phalanges
Je dis pas que le béton c’est beau, je dis que le béton c’est brut
Ca sent le vrai, l’authentique, peut-être que c’est ça le truc
Quand on le regarde dans les yeux, on voit bien que s’y reflètent nos vies
Et on comprend que slam et hip-hop ne pouvaient naître qu’ici
Difficile de traduire ce caractère d’urgence
Qui se dégage et qu’on vit comme une accoutumance
Besoin de cette agitation qui nous est bien familière
Je t’offre une invitation pour cette grande fourmilière
J’suis allé à New York, je me suis senti dans mon bain
Ce carrefour des cultures est un dictionnaire urbain
J’ai l’amour de ce désordre et je ris quand les gens se ruent
Comme à l’angle de Broadway et de la 42ème rue

Je suis un enfant de la ville, je suis un enfant du bruit
J’aime la foule quand ça grouille, j’aime les rires et les cris
J’écris mon envie de croiser du mouvement et des visages
Je veux que ça claque et que ça sonne, je ne veux pas que des vies sages

Je me sens chez moi à Saint-Denis, quand y’a plein de monde sur les quais
Je me sens chez moi à Belleville ou dans le métro New-yorkais
Pourtant j’ai bien conscience qu’il faut être sacrément taré
Pour aimer dormir coincé dans 35 mètres carrés
Mais j’ai des explications, y’a tout mon passé dans ce bordel
Et face à cette folie, j’embarque mon futur à bord d’elle
A bord de cette pagaille qui m’égaye depuis toujours
C’est beau une ville la nuit, c’est chaud une ville le jour
Moi dans toute cette cohue je promène ma nonchalance
Je me ballade au ralenti et je souris à la chance
D’être ce que je suis, d’être serein, d’éviter les coups de surin
D’être sur un ou deux bons coups pour que demain sente pas le purin
Je suis un enfant de la ville donc un fruit de mon époque
Je vois des styles qui défilent, enfants du melting-pot
Je suis un enfant tranquille avec les poches pleines d’espoir
Je suis un enfant de la ville, ce n’est que le début de l’histoire

Alain Souchon - Foule sentimentale

Mardi, 26 février 2008

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d’idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Il se dégage
De ces cartons d’emballage
Des gens lavés, hors d’usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu’on est né
Pour des cons alors qu’on est
Des

Foules sentimentales
Avec soif d’idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu’on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval

Foule sentimentale
On a soif d’idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Marc Lavoine - Elle a les yeux revolver

Lundi, 18 février 2008

Un peu spéciale, elle est célibataire
Le visage pâle, les cheveux en arrière
Et j’aime ça
Elle se dessine sous des jupes fendues
Et je devine des histoires défendues
C’est comme ça
Tell’ment si belle quand elle sort
Tell’ment si belle, je l’aime tell’ment si fort

Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, m’a touché, c’est foutu
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, elle m’a touché, c’est foutu

Un peu larguée, un peu seule sur la terre
Les mains tendues, les cheveux en arrière
Et j’aime ça
A faire l’amour sur des malentendus
On vit toujours des moments défendus
C’est comme ça
Tell’ment si femme quand elle mord
Tell’ment si femme, je l’aime tell’ment si fort

Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, m’a touché, c’est foutu
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, elle m’a touché, c’est foutu

Son corps s’achève sous des draps inconnus
Et moi je rêve de gestes défendus
C’est comme ça
Un peu spéciale, elle est célibataire
Le visage pâle, les cheveux en arrière
Et j’aime ça
Tell’ment si femme quand elle dort
Tell’ment si belle, je l’aime tell’ment si fort

Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, m’a touché, c’est foutu
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, elle m’a touché, c’est foutu

James Blunt - You’re beautiful

Mardi, 5 février 2008

My life is brilliant.
My love is pure.
I saw an angel.
Of that I’m sure.
She smiled at me on the subway.
She was with another man.
But I won’t lose no sleep on that,
‘Cause I’ve got a plan.

You’re beautiful. You’re beautiful.
You’re beautiful, it’s true.
I saw you face in a crowded place,
And I don’t know what to do,
‘Cause I’ll never be with you.

Yeah, she caught my eye,
As we walked on by.
She could see from my face that I was,
F**king high,
And I don’t think that I’ll see her again,
But we shared a moment that will last till the end.

You’re beautiful. You’re beautiful.
You’re beautiful, it’s true.
I saw you face in a crowded place,
And I don’t know what to do,
‘Cause I’ll never be with you.
You’re beautiful. You’re beautiful.
You’re beautiful, it’s true.
There must be an angel with a smile on her face,
When she thought up that I should be with you.
But it’s time to face the truth,
I will never be with you.

Madonna - Frozen

Dimanche, 25 novembre 2007

You only see what your eyes want to see
How can life be what you want it to be
You’re frozen
When your heart’s not open

You’re so consumed with how much you get
You waste your time with hate and regret
You’re broken
When your heart’s not open

Mmmmmm, if I could melt your heart
Mmmmmm, we’d never be apart
Mmmmmm, give yourself to me
Mmmmmm, you hold the key

Now there’s no point in placing the blame
And you should know I suffer the same
If I lose you
My heart will be broken

Love is a bird, she needs to fly
Let all the hurt inside of you die
You’re frozen
When your heart’s not open

Mmmmmm, if I could melt your heart
Mmmmmm, we’d never be apart
Mmmmmm, give yourself to me
Mmmmmm, you hold the key

You only see what your eyes want to see
How can life be what you want it to be
You’re frozen
When your heart’s not open

Mmmmmm, if I could melt your heart
Mmmmmm, we’d never be apart
Mmmmmm, give yourself to me
Mmmmmm, you hold the key

Mmmmmm, if I could melt your heart
Mmmmmm, we’d never be apart
Mmmmmm, give yourself to me
Mmmmmm, you hold the key

If I could melt your heart

Natacha Atlas - Mon Amie La Rose

Mercredi, 26 septembre 2007

On est bien peu de choses. Et mon amie la rose me l’a dit ce matin. A l’aurore je suis née, baptisée de rosée. Je me suis épanouie. Heureuse et amoureuse. Au rayon du soleil.

Je me suis fermée la nuit. Me suis reveillée vieillie. Pourtant j’etais trés belle. Oui j’etais la plus belle. Des fleurs de ton jardin.

Ou est bien peu de choses. Et mon amie la rose me l’a dit ce matin. Vois le dieu qui m’a faite. M’a fait courber la tête.

Et je sens que je tombe. Et je sens que je tombe mon coeur est presque nu j’ai le pied dans la tombe. Déjà je ne suis plus. Tu m’admirais que hier et je serais poussière. Pour toujours demain.

On est bien peu de choses. Et mon amie la rose morte ce matin. La lune cette nuit, a veillé mon amie. Moi en rêve j’ai vu. Eblouissant les nuits.

Son âme qui dansait. Bien-au déjà du vu. Et qui me sourait. Croit celui qui peut croire. Moi j’ai besoin d’espoir. Sinon je ne suis rien.

On est bien peu de choses et mon amie la rose me l’a dit ce matin. Vois de dieu qui m’a faite. M’a fait courber la tête. Et je sens que je tombe.

Et je sens que je tombe mon coeur est presque nu. J’ai le pied dans la tombe. Déjà je ne suis plus. Tu m’admirais que hier. Et je serais poussière. Pour toujours demain.

Jean-Jacques Goldman - Comme toi

Vendredi, 21 septembre 2007

Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
À côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour
La photo n’est pas bonne mais l’on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d’un soir
Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart

Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi

Elle allait à l’école au village d’en bas
Elle apprenait les livres elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois
Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie

Elle s’appelait Sarah elle n’avait pas huit ans
Sa vie c’était douceur rêves et nuages blancs
Mais d’autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C’était une petite fille sans histoire et très sage
Mais elle n’est pas née comme toi ici et maintenant

Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi

Demis Roussos - Quand je t’aime

Samedi, 8 septembre 2007

Quand je t’aime
J’ai l’impression d’être un roi
Un chevalier d’autrefois
Le seul homme sur la terre
Quand je t’aime
J’ai l’impression d’être à toi
Comme la rivière au Delta
Prisonnier volontaire

Quand je t’aime
Tous mes gestes me ramènent
A tes lèvres ou à tes bras
A l’amour avec toi

Quand je t’aime
Il est minuit ou midi
En enfer au paradis
N’importe où mais ensemble
Quand je t’aime
Je ne sais plus si je suis
Un mendiant ou un messie
Mais nos rêves se ressemblent

Quand je t’aime
Tous mes gestes me ramènent
A tes lèvres ou à tes bras
A l’amour avec toi

Quand je t’aime
J’ai des fleurs au bout des doigts
Et le ciel que je te dois
Est un ciel sans étoiles
Quand je t’aime
J’ai la fièvre dans le sang
Et ce plaisir innocent
Me fait peur, me fait mal

Quand je t’aime
Tous mes gestes me ramènent
A tes lèvres ou à tes bras
A l’amour avec toi

Quand je t’aime
J’ai l’impression d’être un roi
Un chevalier d’autrefois
Le seul homme sur la terre
Quand je t’aime
J’ai l’impression d’être à toi
Comme la rivière au Delta
Prisonnier volontaire
Quand je t’aime
Il est minuit ou midi
En enfer au paradis
N’importe où mais ensemble
Quand je t’aime
Je ne sais plus si je suis
Un mendiant ou un messie
Mais nos rêves se ressemblent
Quand je t’aime

Georges Brassens - Les passantes

Samedi, 14 juillet 2007

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connait à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n’est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir

Michel Sardou - La maladie d’amour

Lundi, 4 juin 2007

Elle court, elle court,
La maladie d’amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans.
Elle chante, elle chante,
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds, les cheveux gris.

Elle fait chanter les hommes et s’agrandir le monde.
Elle fait parfois souffrir tout le long d’une vie.
Elle fait pleurer les femmes, elle fait crier dans l’ombre
Mais le plus douloureux, c’est quand on en guérit.

Elle court, elle court,
La maladie d’amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans.
Elle chante, elle chante,
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds, les cheveux gris.

Elle surprend l’écolière sur le banc d’une classe
Par le charme innocent d’un professeur d’anglais.
Elle foudroie dans la rue cet inconnu qui passe
Et qui n’oubliera plus ce parfum qui volait.

Elle court, elle court,
La maladie d’amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans.
Elle chante, elle chante,
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds, les cheveux gris.

Elle court, elle court,
La maladie d’amour,
Dans le coeur des enfants
De sept à soixante dix-sept ans.
Elle chante, elle chante,
La rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds, les cheveux gris.

Elle fait chanter les hommes et s’agrandir le monde.
Elle fait parfois souffrir tout le long d’une vie.