Ton manteau desséche,
C’est un automne un peu comme les autres,
Où les feuilles virevoltent et attérissent,
A nos pieds _mortes ou peut être,
Agonisantes,
Où le ciel s’entrouvre pour laisser passer,
Un fin orage de pensées,
C’est un automne où on vole bien bas,
Comparé à ces oiseaux qui s’en vont déjà,
Une saison incompréhensible par son mélange de tristesse,
Et de couleur.
Je me languis de toi, de tes lettres,
Assis ici à regarder le monde devenir gris,
Les arbres perdre leurs têtes,
Et moi mes envies.
La mer se vide de ces corps sans pudeur,
Pour s’emplir de la musique violente des vagues,
Heurtant nos façades,
Les masques tombent ainsi peu à peu,
Et les visages des passants n’en deviennent que plus fou,
Un univers de douleur à l’approche de l’hiver,
Et moi j’attend, un mot, une nouvelle,
Une phrase peut être murmure bien bas.
Cela me semble parfois si futile,
Si inutile même,
Mais je te l’ai dit un soir étoile,
Et je le reconstate aujourd’hui,
Je n’ai toujours pas appris à couper le fil de l’espoir.