Archives pour octobre 2007

Dessine-moi un dauphin

Samedi, 27 octobre 2007

Fou, je suis des perles de tes plages,
Et fou je reste des eaux de ton large,
Ô grande bleue, ma muse sauvage,
Prend mon radeau et fais mon naufrage,
Je suis impatient de quitter tes rivages.

Je veux me teindre du bleu de tes eaux,
Fondre dans tes bras, en mille cristaux,
Puissent tes caresses guérir mes maux,
Et me donner les ailes qui me font défaut,
Sur cette terre où le sang coule à flot.

De toi je viens et à toi je reviens,
Point de la terre comme disent les uns,
Ô temple de la vie et havre de mon destin,
Prends mon corps, mes jambes et mes mains,
Prend mon âme et fais de moi un dauphin !

Mon soleil

Dimanche, 21 octobre 2007

Devant moi, rien qu’une mer,
Où vacille l’innocent reflet,
D’un soleil abattu, amer,
Effacé par une brume argentée.

Submergé par l’océan,
Délivrant les couleurs du néant,
Pendu à la lueur d’un phare,
Qui illumine mon regard.

Un regard prisonnier de la nuit,
Laissant un visage indécis,
Aveuglé par un ciel d’étoiles,
Flottant lentement, tel un voile.

Sur ton visage limpide, clair,
Miroitant sur le bleu de cette mer,
Enivré par ton corps déroutant,
Chaque regard de toi, si séduisant.

Je te déshabille de mes yeux,
Emplis d’appétences, de désirs,
Dans un rêve, rien que nous deux,
Echouant sur le rivage du plaisir.

Te caresser d’une main agile,
Frissons, sur ton corps fragile,
Dompté par ton souffle saccadé,
Je me libère de cette vérité.

Ma vie

Jeudi, 18 octobre 2007

La première fois où je t’ai vu,
J’avais l’impression de t’avoir toujours connu,
Je pense que lors de cette “première fois”,
J’étais déjà inconsciemment amoureuse de toi.

Depuis ce fameux jour, là,
Cette passion c’est installé en moi,
Et mon coeur, t’a laissé toute sa place,
Pour que, ton amour y fasse son palace.

Je ne cesse de t’aimer depuis tout ce temps,
Et de penser à toi chaque jour, à tout moment,
Ton amour m’est indispensable,
Et ta présence irremplaçable.

Comme je te le dis souvent,
Et je ne m’en lasse pas honnêtement,
Tu es la personne au monde qui m’est le plus cher,
Et c’est pour cela, que je t’aimerai,
Ma vie entière.

Ecrire

Mardi, 16 octobre 2007

S’il suffisait d’écrire les choses seraient trop simples !
Certes il l’est arrivé bien des fois de poser des mots sur un bout de papier,
Pour soulager mon cœur mais finalement n’est ce pas simplement une toute petite ouverture vers la liberté de l’âme !

Les mots restent ce qu’ils sont, fidèles à eux mêmes,
Mais seule la parole leur donne un sens profond,
celui de la vie qu’on y met lorsqu’on les note sur une page blanche.

Je dis souvent qu’écrire s’est ce livrer un peu,
Un tout petit peu de soi qu’on pose là comme pour se débarrasser des parcelles de temps qui encombrent,
Et qui, parce qu’elles ont comptées sont bien trop souvent tuent.

J’ai beaucoup utilisé l’écriture pour me soulager,
Est-elle pour autant synonyme de tristesse ?
Je ne crois pas puis ce que cela m’a soulagé.
Le soulagement à lui seul n’est-il pas une forme de bonheur et de gaieté !

Si l’écriture est un soulagement, le plaisir d’écrire n’a d’égal que lui même,
Il engendre pour celui qui lit la sensation de partager un peu le côté obscure et méconnu de celui qui écrit.

Ecrire c’est fatigué sa main et reposer son âme,
C’est pleurer et rire au gré de quelques phrases,
C’est donner de soi même pour pouvoir par les mots exorciser sa peine.

Pourtant écrire à quelqu’un, c’est aussi se taire un peu,
Un mot ne vis que par l’expression d’un visage, la profondeur d’un regard, la tendresse d’un geste inattendu, car on y met beaucoup de soi.
Le ton pour le dire ne parle t-il pas plus que les mots pour écrire ?

Ecrire c’est peu être aussi se découvrir un peu,
Apprendre de soi des choses qu’on ne soupçonnaient pas,
Le papier est un miroir dans lequel je peux voir ce que le miroir ne me renvoie pas,
Et quand je relis ce que j’ai écrit depuis tant d’années,
Je me rencontre un peu chaque fois,
Comme si l’enfant que j’était revenait à ma mémoire,
Avec ses souvenirs que j’ai voulu chasser.

Brumes de souvenirs ou parfums de passé,
L’écriture est pour moi source d’éternité et de sérénité.

Liberté

Vendredi, 5 octobre 2007

Sur mes cahiers d’écolier,
Sur mon pupitre et les arbres,
Sur le sable sur la neige,
J’écris ton nom.

Sur toutes les pages lues,
Sur toutes les pages blanches,
Pierre sang papier ou cendre,
J’écris ton nom.

Sur les images dorées,
Sur les armes des guerriers,
Sur la couronne des rois,
J’écris ton nom.

Sur la jungle et le désert,
Sur les nids sur les genêts,
Sur l’écho de mon enfance,
J’écris ton nom.

Sur les merveilles des nuits,
Sur le pain blanc des journées,
Sur les saisons fiancées,
J’écris ton nom.

Sur tous mes chiffons d’azur,
Sur l’étang soleil moisi,
Sur le lac lune vivante,
J’écris ton nom.

Sur les champs sur l’horizon,
Sur les ailes des oiseaux,
Et sur le moulin des ombres,
J’écris ton nom.

Sur chaque bouffée d’aurore,
Sur la mer sur les bateaux,
Sur la montagne démente,
J’écris ton nom.

Sur la mousse des nuages,
Sur les sueurs de l’orage,
Sur la pluie épaisse et fade,
J’écris ton nom.

Sur la vitre des surprises,
Sur les lèvres attentives,
Bien au-dessus du silence,
J’écris ton nom.

Sur mes refuges détruits,
Sur mes phares écroulés,
Sur les murs de mon ennui,
J’écris ton nom.

Sur l’absence sans désirs,
Sur la solitude nue,
Sur les marches de la mort,
J’écris ton nom.

Sur la santé revenue,
Sur le risque disparu,
Sur l’espoir sans souvenir,
J’écris ton nom.

Et par le pouvoir d’un mot,
Je recommence ma vie,
Je suis né pour te connaître,
Pour te nommer.

Ce poème provient du recueil intitulé “Poésie et vérité 42″